Dimensionnement roues motrices RGV lourd 10-50 t

📋 Résumé clé

Un RGV en charge lourde transporte des charges d’environ 30 tonnes. La configuration du système de roues motrices ne se résume pas à « choisir un moteur plus puissant ». La puissance d’entraînement se calcule à partir de la résistance au roulement et de la vitesse ; la charge se répartit sur chaque roue en fonction de leur nombre ; le diamètre des roues se détermine selon la capacité portante et la résistance ; le rapport de réduction s’adapte à la vitesse ; le système de roues doit également résister à la fatigue. Cet article explique la logique sous-jacente du calcul de la puissance d’entraînement et de l’adaptation de la charge des roues pour les RGV en charge lourde, et propose une méthode de calcul réutilisable.

📌 Aperçu du calcul

Puissance d’entraînement = résistance totale × vitesse ÷ rendement de transmission, la résistance étant principalement due au frottement de roulement.

Capacité de charge du système de roues = charge par roue, répartie selon le nombre de roues, puis vérification de la charge par galet et du diamètre des roues.

La mission d’un RGV en charge lourde est de transporter des charges de plusieurs dizaines de tonnes sur un rail. Ces dizaines de tonnes, appliquées au châssis, sont finalement transmises au rail par l’intermédiaire des roues motrices. La qualité de la configuration du système de roues motrices détermine directement si le véhicule peut démarrer, se déplacer et durer dans le temps.

Beaucoup pensent que le système de roues motrices d’un RGV en charge lourde se résume à « choisir un moteur et des roues plus grands ». En réalité, il s’agit d’une logique d’adaptation qui exige un calcul précis de chaque élément : puissance, résistance, charge par galet, diamètre des roues et rapport de réduction sont étroitement liés.

Détaillons cette logique d’adaptation, du calcul de la puissance d’entraînement à la vérification de la capacité de charge du système de roues.

Calcul de la puissance d’entraînement : résistance, vitesse et rendement

La puissance d’entraînement est le point de départ de l’adaptation du système de roues. Son principe de calcul est simple : la puissance est égale à la force multipliée par la vitesse, divisée par le rendement de transmission. La force en question est la résistance totale que le RGV doit vaincre pour avancer.

Sur une voie rectiligne, la résistance principale est le frottement de roulement. Cette résistance est égale à la charge multipliée par le coefficient de frottement de roulement. Pour une roue en acier sur un rail en acier, ce coefficient se situe généralement entre 0,005 et 0,02. En multipliant la charge de plusieurs dizaines de tonnes par ce coefficient, on obtient la résistance de frottement à vaincre.

Au démarrage et en montée, la résistance est plus importante. Au démarrage, il faut vaincre le frottement statique et l’inertie d’accélération ; en montée, il faut vaincre la composante du poids parallèle à la pente. La puissance d’entraînement doit être vérifiée dans les conditions de fonctionnement les plus défavorables, et pas seulement pour un déplacement rectiligne à vitesse constante.

Une fois la résistance, la vitesse et le rendement de transmission connus, la puissance peut être calculée. Lors de la conception de RGV en charge lourde, Kelude vérifie la puissance d’entraînement selon deux scénarios : démarrage en pleine charge et montée. La norme FEM 1.001, spécification de conception de grue, impose des exigences correspondantes pour le calcul des mécanismes d’entraînement.

Schéma des six éléments de correspondance du système de roue motrice du RGV (véhicule guidé sur rail) pour charges lourdes

Résistance au roulement : produit de la charge par galet et du coefficient

La résistance au roulement est le terme prépondérant dans la puissance d’entraînement. Elle est égale à la charge par galet multipliée par le coefficient de frottement de roulement. Plus la charge et le coefficient sont élevés, plus la résistance est grande.

Avec une roue en acier sur un rail en acier, le coefficient de frottement de roulement est faible ; en revanche, si le matériau de la roue est plus tendre ou si le rail est irrégulier, le coefficient augmente. Une mauvaise rectitude ou planéité du rail entraîne une hausse notable de la résistance, ce qui explique les exigences de haute précision du rail pour les RGV en charge lourde.

Le coefficient de frottement statique au démarrage est supérieur au frottement de roulement, si bien que la puissance de démarrage est souvent plus élevée que celle nécessaire pour un déplacement à vitesse constante. C’est pourquoi le moteur d’entraînement doit être dimensionné en fonction du couple de démarrage.

Pour calculer la résistance au roulement, on répartit d’abord la charge sur chaque roue, puis on multiplie par le coefficient et on additionne le tout pour obtenir la résistance totale du véhicule. Un calcul précis à cette étape garantit une puissance correcte.

Répartition de la charge sur les roues : comment répartir des dizaines de tonnes

La charge de plusieurs dizaines de tonnes ne se répartit pas uniformément d’elle-même ; elle se distribue sur chaque roue en fonction de leur nombre. Plus le nombre de roues est élevé, plus la charge par roue est faible ; à l’inverse, moins il y a de roues, plus la charge par roue est importante.

La répartition de la charge sur les roues doit être aussi uniforme que possible. Une charge excentrée provoque une augmentation brutale de la charge sur un côté, dépassant la capacité portante de la roue, ce qui endommage la roue et le rail. Lors de la disposition du système de roues, Kelude calcule la position du centre de gravité afin de répartir la charge uniformément sur chaque roue.

La charge par galet est la donnée d’entrée pour la vérification du diamètre et de la résistance des roues. Ce n’est qu’une fois la charge par galet déterminée que l’on peut choisir le diamètre et le matériau appropriés des roues.

La répartition de la charge sur les roues est l’étape charnière de l’adaptation du système de roues : elle reçoit les données du calcul de résistance pour la puissance d’entraînement et fournit celles nécessaires à la vérification du diamètre et de la résistance des roues.

Adaptation du diamètre des roues : équilibre entre capacité, résistance et vitesse

Le choix du diamètre des roues est un équilibre entre capacité portante, résistance et vitesse. Un diamètre plus grand réduit la contrainte de contact, augmente la capacité portante et améliore le franchissement d’obstacles, mais il accroît l’inertie de rotation, ralentit l’accélération et occupe davantage d’espace.

Un diamètre plus petit offre une structure compacte et une accélération plus rapide, mais il augmente la contrainte de contact et limite la capacité portante ; sous charge lourde, la roue risque de présenter des indentations ou une rupture par fatigue.

Le diamètre des roues d’un RGV en charge lourde doit être vérifié en fonction de la charge par galet et de la résistance du matériau. Plus la charge par galet est élevée, plus le diamètre doit être augmenté pour maintenir la contrainte de contact dans la plage admissible. L’adaptation entre le diamètre et la charge des roues constitue la vérification centrale du système de roues en charge lourde.

Une fois le diamètre déterminé, la durée de vie en fatigue de la roue doit également être vérifiée. Sous l’effet répété de charges de plusieurs dizaines de tonnes, la surface de roulement doit résister aux contraintes de contact alternées sans présenter d’écaillage par fatigue prématuré.

Adaptation du rapport de réduction : conversion de vitesse du moteur aux roues

Le moteur d’entraînement tourne à une vitesse élevée avec un couple faible ; il faut donc passer par un réducteur pour réduire la vitesse et augmenter le couple avant d’entraîner les roues. Le rapport de réduction est le facteur de conversion entre la vitesse du moteur et celle des roues.

Le rapport de réduction se déduit de la vitesse de déplacement cible. Connaissant le diamètre des roues et la vitesse souhaitée, on calcule la vitesse de rotation des roues ; en combinant avec la vitesse nominale du moteur, on détermine le rapport de réduction. Par exemple, pour une vitesse de 2 mètres par seconde et un diamètre de roue connu, la vitesse de rotation des roues peut être calculée.

Un rapport de réduction correct permet au moteur de fonctionner à proximité de sa vitesse nominale, avec un rendement élevé et un faible échauffement. Un rapport erroné force le moteur à tourner en surrégime ou à fonctionner en permanence à basse vitesse avec un courant élevé, ce qui l’endommage dans les deux cas.

Lors de l’adaptation du système de roues, Kelude détermine d’abord la vitesse de déplacement, puis le diamètre des roues, et enfin le rapport de réduction. Ces trois étapes forment un ensemble cohérent. La norme GB/T 28264 — Système de surveillance et de gestion de la sécurité impose l’enregistrement de l’état de fonctionnement du système d’entraînement.

Fatigue et durée de vie du système de roues : l’aboutissement de l’adaptation

Une fois la puissance, la charge par galet, le diamètre des roues et le rapport de réduction correctement adaptés, il reste à vérifier la durée de vie. Sous l’effet répété de charges de plusieurs dizaines de tonnes, la surface des roues, les roulements et le réducteur travaillent sous charge alternée ; la fatigue est une problématique incontournable.

La fatigue de surface des roues se manifeste par de l’écaillage et des piqûres ; celle des roulements par du bruit et des vibrations ; celle du réducteur par l’usure des flancs de dent. Si la conception ne prend en compte que la charge statique sans considérer la fatigue, l’équipement présentera des défaillances après une certaine période d’utilisation.

Le responsable technique de Kelude a souligné : « Pour l’adaptation d’un système de roues en charge lourde, le calcul de la puissance n’est que la première étape. Ce n’est qu’en vérifiant la charge par galet, le diamètre des roues et la durée de vie en fatigue que l’on maîtrise véritablement la charge de plusieurs dizaines de tonnes. »

En vérifiant à la fois la charge statique et la fatigue, le système de roues motrices d’un RGV en charge lourde peut à la fois se déplacer efficacement et durer dans le temps.

Comparaison des éléments d’adaptation du système de roues motrices en charge lourde

← Faites défiler le tableau →
élément méthode de calcul critère de correspondance Défaillanceconséquence
puissance d'entraînementcoefficient de résistancevitesserendementdémarrage en côtevérificationdéfaut de puissance au démarrage
résistance au roulementCharge par galetrésistance multipliéeCoefficientCoefficient0.005jusqu0.02PuissanceÉcart
roue individuelleCharge par galetrépartition du poids total sur les rouesrépartition uniformeécrasement de la roue
diamètre de roueselonCharge par galetcontrainte de contactcapacité de chargeRésistanceéquilibrageécaillage par fatigue
Rapport de Réductiondéduction à partir de la vitesseVitesse de rotationvitesse nominalefonctionnementMoteursurchauffe

Référence rapide des clauses normatives pour les roues motrices

← Faites défiler le tableau →
Norme points clés de la clause etsystème de rouesrelation avec
norme FEM 1.001système d'entraînementmécanismecalculwattmètrebase de calcul
GB/T 28264 — Système de surveillance et de gestion de la sécurité-2017système d'entraînementtraçabilité djournal de fonctionnementexigences
ISO 4310Essaispécification de réceptionRéceptionméthode d'essai

Questions fréquentes sur le système de roues motrices pour charges lourdes

Q : Comment calculer la puissance d'entraînement d'un RGV lourd ?

A : La puissance est égale à la résistance multipliée par la vitesse, divisée par le rendement de transmission. La résistance est principalement due au frottement de roulement, soit la charge multipliée par le coefficient de résistance au roulement (de 0,005 à 0,02 pour un galet en acier sur rail en acier). Les résistances au démarrage et en rampe étant plus élevées, la vérification doit se faire dans les conditions de fonctionnement les plus défavorables, et non pas uniquement à vitesse constante sur sol plat.

Q : Comment répartir une charge de plusieurs dizaines de tonnes sur chaque galet ?

A : La répartition se fait par nombre de galets, en visant l'uniformité. La charge totale divisée par le nombre de galets donne la charge par galet, mais il faut vérifier la position du centre de gravité pour éviter qu'une charge excentrée ne fasse exploser la charge sur un côté. La charge par galet est une donnée d'entrée pour le dimensionnement du diamètre de roue et la vérification de résistance ; une mauvaise répartition endommagerait les galets et le rail.

Q : Comment déterminer le diamètre de roue ?

A : Il faut trouver un équilibre entre capacité de charge, résistance et vitesse. Un diamètre plus grand réduit la contrainte de contact et augmente la capacité de charge, mais accroît l'inertie en rotation ; un diamètre plus petit offre une structure compacte mais limite la charge admissible. Pour un RGV lourd, le diamètre de roue doit être vérifié en fonction de la charge par galet et de la résistance du matériau, afin de maintenir la contrainte de contact dans la plage admissible.

Q : Comment choisir le rapport de réduction ?

A : On part de la vitesse de déplacement souhaitée. Connaissant le diamètre de roue et la vitesse cible (par exemple 2 m/s), on calcule la vitesse de rotation de la roue, puis on détermine le rapport de réduction en fonction de la vitesse nominale du moteur. Un rapport bien choisi permet au moteur de fonctionner près de sa vitesse nominale, avec une haute efficacité et un faible échauffement.

La conception structurelle de la structure porteuse d'un RGV lourd peut s'inspirer de la démarche de vérification structurelle présentée dans « Comment concevoir la structure porteuse d'un AGV lourd pour supporter plusieurs dizaines de tonnes ».

Lorsque plusieurs dizaines de tonnes reposent sur le châssis, c'est en fin de compte le système de roues motrices qui supporte l'ensemble. Kelude vérifie point par point la puissance d'entraînement, la résistance au roulement, la charge par galet, le diamètre de roue, le rapport de vitesse et la fatigue, afin que le RGV lourd soit à la fois performant et durable.

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