EN 13001-3-1:2018 : conception acier et états limites

La norme EN 13001-3-1:2018 « États limites et vérification des structures en acier » repose sur la méthode des états limites pour les matériaux S235 à S355, avec gammaM0 = 1,0 et gammaM1 = 1,1, incluant la vérification au flambement et la classification FAT en fatigue.


Exigences techniques

La vérification de la résistance structurelle des charpentes en acier suit la méthode des états limites avec gammaM0 = 1,0 (résistance) et gammaM1 = 1,1 (stabilité). Les sections transversales sont classées en quatre catégories : les classes 1 à 3 autorisent une analyse plastique, tandis que la classe 4 requiert le calcul d'une section efficace. La contrainte de résistance est vérifiée selon sigma ≤ fy/gammaM0, et la stabilité selon sigma ≤ chi × fy/gammaM1, où chi est déterminé à partir des courbes européennes de flambement en fonction de la classe de section et de l'élancement. En fatigue, les classes FAT s'échelonnent comme suit : métal de base 160, joint meulé en aboutage 125, état brut de soudage 112, cordon d'angle 100, joint en croix 80. La limite est fixée à 2×10^6 cycles avec un critère de Miner D ≤ 1,0. Cette approche est conforme à l'ISO 20332, enrichie d'un système de classification des sections.


Schéma technique


Paramètres de calcul

La classification des sections transversales et les courbes de flambement associées constituent une spécificité de la norme EN. Kelude réalise la vérification de la résistance structurelle selon le système de normes EN ou ISO, au choix du client.

Méthode
États limites
Matériaux
S235~S355
gammaM0
1,0
gammaM1
1,1
Stabilité
Vérification au flambement
Fatigue
Classe FAT
Paramètre Valeur
gamma M0 1.0(section transversale Résistance)
gamma M1 1.1(Stabilité)
classification des sections 1~4Catégorie
Courbe de stabilité a/b/c/d
FATClasse 160~80MPa

FAT Partie
Métal de base160 Âme
Aboutage meulé à plat125 semelle
État brut de soudage112 Âme
soudure d'angle100 Raidisseur
Croix80 Extrémité de poutre

La classification des sections transversales selon l'EN 13001-3-1 constitue une particularité majeure de la norme européenne. Plus le rapport largeur/épaisseur est faible (classe 1), plus la capacité de rotation plastique de la section est élevée, permettant une redistribution des contraintes avant défaillance et une meilleure efficacité structurelle. À l'inverse, plus ce rapport est élevé (classe 4), plus le risque de flambement local augmente, pouvant survenir avant même d'atteindre la contrainte d'élasticité ; la capacité portante doit alors être calculée sur la base de la section efficace. Les sections à parois minces, bien que plus économes en matériau, présentent donc une efficacité portante inférieure à celle des sections épaisses. Le coefficient de stabilité χ dépend du type de section (soudée ou laminée), de la forme de la section et de l'élancement, et suit l'une des quatre courbes de stabilité a, b, c ou d. La courbe a, qui offre le coefficient de stabilité le plus élevé, s'applique aux sections laminées présentant des contraintes résiduelles minimales, tandis que la courbe d concerne les sections soudées et les sections à semelles larges. Kelude Industries Lourdes sélectionne avec précision la courbe de stabilité appropriée dans sa conception de structure en acier, garantissant à la fois l'exactitude de la vérification de stabilité et l'optimisation économique.

La vérification à la stabilité selon l'EN 13001-3-1:2018 couvre deux catégories de problèmes : la stabilité globale et la stabilité locale. La stabilité globale inclut le flambement par flexion des éléments comprimés (contrôlé par l'élancement), le déversement latéral des éléments fléchis (contrôlé par l'espacement des maintiens latéraux de la semelle comprimée de la poutre principale) et le flambement par flexion-torsion des éléments soumis à flexion et compression combinées. La stabilité locale comprend le voilement de l'âme sous l'effet des contraintes de flexion et de cisaillement (contrôlé par la disposition et l'espacement des raidisseurs) ainsi que le voilement de la semelle sous contrainte de compression (contrôlé par le rapport largeur/épaisseur). Chaque type de problème de flambement doit être prévenu par des formules de vérification et des dispositions constructives spécifiques.

Questions fréquentes

Q : Quels sont les critères de classification des sections 1 à 4 et leur signification en conception ?

A : Les sections sont classées de 1 à 4 selon le rapport largeur/épaisseur de leurs parois. La classe 1 (plastique) permet le développement complet de rotules plastiques et est utilisée pour la conception plastique. La classe 2 (compacte) permet un développement plastique partiel sans rotule plastique complète. La classe 3 (semi-compacte) atteint la limite d'élasticité en fibre extrême, mais le voilement local survient après la plastification. La classe 4 (élancée) présente un voilement local avant la limite d'élasticité, la capacité portante étant calculée sur la section efficace. L'objectif de cette classification est de prendre en compte avec précision la réduction de capacité due au voilement local.

Q : Comment choisir entre les courbes de stabilité européennes a, b, c et d ?

A : La courbe a présente le coefficient de stabilité le plus élevé et s'applique aux sections laminées à chaud avec contraintes résiduelles minimales. La courbe b concerne les sections laminées de dimensions moyennes et les sections soudées (avec cordon de soudure dans la semelle). La courbe c s'applique aux sections soudées avec cordon de soudure à l'extérieur de la semelle ou aux tôles d'épaisseur ≥ 40 mm. La courbe d concerne les sections soudées à semelles larges et présente le coefficient le plus faible. Un choix correct est essentiel pour la précision de la vérification de stabilité.

Q : Quelle est la relation entre la vérification à la fatigue de l'EN 13001-3-1 et l'ISO 24038 ?

A : Le contenu technique est identique, utilisant la méthode des classes FAT et le cumul des dommages de Miner D=∑ni/Ni≤1,0. Classes FAT : métal de base 160 / soudure bout à bout meulée 125 / état brut de soudage 112 / soudure d'angle 100 / croix 80. L'EN ajoute un coefficient de niveau de sécurité γf = 1,0 (général) / 1,1 (important).

Q : Kelude Industries Lourdes utilise-t-elle l'EN ou l'ISO pour sa conception structurelle ?

A : Kelude Industries Lourdes applique l'EN 13001-3-1 ou l'ISO 20332 selon la réglementation du client et les termes du contrat. Les deux systèmes sont techniquement équivalents, l'EN intégrant en plus la classification des sections et les courbes de stabilité européennes. L'équipe de Kelude maîtrise parfaitement les deux systèmes de normes afin de garantir une application précise et adaptée à chaque besoin.

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